DPE : le coefficient électricité tombe à 1,7 en 2027 — votre logement change-t-il de classe ?

Après la réforme de janvier 2026, un arrêté publié le 19 août 2026 abaisse encore le coefficient de conversion de l'électricité. Environ 300 000 logements supplémentaires devraient sortir du statut de passoire thermique — sans travaux.

Publié le 4 septembre 2026 · Sources officielles citées en fin d'article · Méthodologie

Ce que change l'arrêté du 19 août 2026

Le coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire — la variable qui pénalisait historiquement les logements chauffés à l'électricité dans le calcul du DPE — poursuit sa baisse : fixé à 2,58 avant 2021, abaissé à 2,3 puis à 1,9 au 1er janvier 2026, il descendra à 1,7 au 1er janvier 2027 en application d'un arrêté publié au Journal officiel le 19 août 2026.

Mécaniquement, un logement tout-électrique verra sa consommation d'énergie primaire recalculée à la baisse d'environ 10 % supplémentaires, sans le moindre coup de tournevis. Après la vague de janvier 2026, qui avait fait sortir environ 850 000 logements du statut de passoire thermique, cette nouvelle révision devrait en reclasser de l'ordre de 300 000 de plus.

Qui est concerné — et qui ne l'est pas

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Le calendrier reste le calendrier

Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025 ; les F le seront au 1er janvier 2028. Un G électrique reclassé F redevient louable — mais seulement jusqu'à l'échéance de 2028. Le répit est réel, pas définitif.

Bailleur d'un logement électrique : la marche à suivre

Premier réflexe : vérifier où se situe votre bien dans la nouvelle grille. Si votre DPE actuel classe le logement F ou G avec un chauffage électrique, demandez à votre diagnostiqueur une réédition intégrant les nouveaux coefficients — l'étiquette opposable est celle du document en cours, une réédition peut donc changer votre situation locative.

Deuxième réflexe : ne pas enterrer trop vite le projet de travaux. Un logement reclassé de G en F gagne deux ans de location, pas une dispense de rénovation. L'échéance de 2028 arrive vite, et le plafond majoré du déficit foncier — 21 400 € d'imputation sur le revenu global pour les travaux de rénovation énergétique — n'est acquis que jusqu'au 31 décembre 2027. La fenêtre fiscalement la plus favorable pour rénover se referme au moment même où l'interdiction s'étendra aux F.

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Et le retour des G sur le marché ?

En parallèle des révisions de coefficient, le projet de loi « Relance et décentralisation du logement » (adopté au Sénat le 8 juillet 2026, examen à l'Assemblée attendu à l'automne) prévoit des assouplissements de l'interdiction de louer. Le texte n'est pas promulgué : prudence avant de bâtir une stratégie dessus — notre page Actualités suit chaque étape.

Sources : arrêté du 19 août 2026 (JO) · loi Climat et Résilience n° 2021-1104 · estimations ministère de la Transition écologique / Ademe.