Barème IR 2026 et revenus fonciers : comment ça se cumule
Contrairement aux plus-values ou aux dividendes, les revenus fonciers n'ont pas de taux d'imposition spécifique : ils s'ajoutent purement et simplement à vos autres revenus, et sont taxés à votre tranche marginale.
Pas de taux spécifique, juste une addition
Le résultat foncier net (après abattement micro-foncier ou charges réelles) s'ajoute à l'ensemble de vos autres revenus (salaires, pensions) pour former le revenu net global, ensuite soumis au barème progressif par tranches de l'impôt sur le revenu.
L'effet de seuil à surveiller
Un résultat foncier significatif peut faire basculer une partie de vos revenus dans la tranche supérieure du barème — un revenu foncier de 8 000 € qui vous fait passer de la tranche à 30 % à 41 % sur cette fraction change radicalement la rentabilité nette de votre investissement.
Le levier du déficit foncier pour lisser
C'est précisément ce risque d'effet de seuil qui rend le déficit foncier stratégique : en réduisant le revenu global imposable via des travaux, on peut limiter voire éviter le passage dans une tranche supérieure, au-delà du simple gain d'impôt facial.
Questions fréquentes
Existe-t-il un taux forfaitaire pour les revenus fonciers comme pour les dividendes ?
Non, contrairement aux revenus de capitaux mobiliers qui peuvent opter pour la flat tax, les revenus fonciers sont exclusivement taxés au barème progressif, sans option forfaitaire possible.
Le prélèvement à la source s'applique-t-il aux revenus fonciers ?
Oui, via des acomptes mensuels ou trimestriels calculés sur la base de la dernière déclaration, régularisés l'année suivante lors du solde d'impôt.
Comment estimer sa tranche marginale avant d'investir ?
En simulant le revenu global attendu avec et sans le nouvel investissement locatif, pour vérifier si le résultat foncier fait basculer une partie des revenus dans la tranche supérieure du barème.