Déficit foncier : le plafond 2026 et le cas du plafond majoré
Le déficit foncier réduit l'impôt sur le revenu global, mais dans une limite précise — qui double pour les travaux de rénovation énergétique, à condition d'agir avant l'échéance fixée par la loi.
Le plafond de droit commun
Le déficit foncier — hors intérêts d'emprunt, qui ne s'imputent que sur les revenus fonciers — est imputable sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Au-delà, l'excédent est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
Le doublement pour la rénovation énergétique
Pour les travaux de rénovation énergétique permettant de sortir un logement du statut de passoire thermique, ce plafond est doublé à 21 400 € par an, un dispositif reconduit jusqu'au 31 décembre 2027.
Une fenêtre qui se referme
Le plafond majoré n'est acquis que pour les dépenses engagées jusqu'à fin 2027. Passé cette échéance, le plafond redescend à 10 700 € sauf nouvelle prorogation.
Comment mesurer l'impact réel
Un déficit de 21 400 € imputé sur le revenu global d'un contribuable en tranche à 30 % représente une économie d'impôt directe de plus de 6 400 €, sans compter l'économie de prélèvements sociaux. C'est souvent l'année des gros travaux qui offre l'effet fiscal le plus concentré.
Questions fréquentes
Le doublement s'applique-t-il automatiquement ?
Non, il faut que les travaux soient qualifiés de rénovation énergétique au sens fiscal et justifiés (devis, factures, parfois DPE avant/après) — mieux vaut vérifier l'éligibilité avant d'engager les travaux.
Les intérêts d'emprunt entrent-ils dans ce plafond ?
Non, les intérêts d'emprunt ne s'imputent que sur les revenus fonciers, jamais sur le revenu global, et n'entrent donc pas dans le calcul du plafond de 10 700 / 21 400 €.
Que devient l'excédent au-delà du plafond ?
Il est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes, indépendamment du plafond d'imputation sur le revenu global.