Travaux éligibles au déficit foncier : la liste complète

Tous les travaux ne se valent pas fiscalement. Seuls certains types de dépenses génèrent un déficit foncier imputable ; d'autres, pourtant coûteux, en sont explicitement exclus.

Publié le 7 septembre 2026 · Sources : BOFiP RFPI-BASE · Méthodologie

Ce qui est déductible

Les travaux de réparation (remise en état sans modification), d'entretien (maintien en bon état) et d'amélioration (apport d'un équipement nouveau sans agrandissement, comme une nouvelle isolation ou un chauffage plus performant) sont déductibles des revenus fonciers, générant un déficit imputable si les charges dépassent les loyers.

Ce qui ne l'est pas

Les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement — qui créent ou augmentent la surface habitable — sont exclus du déficit foncier. Ils viennent en revanche s'ajouter au prix d'acquisition pour le calcul de la plus-value future.

Les cas limites à connaître

Une rénovation lourde touchant à la fois l'entretien (toiture, façade) et l'agrandissement (extension) doit être ventilée poste par poste avec le devis de l'artisan : seule la part réparation/amélioration entre dans le déficit foncier, le reste rejoint le prix d'acquisition.

Questions fréquentes

Une extension de surface est-elle jamais déductible ?

Non, jamais au titre du déficit foncier — elle vient uniquement augmenter le prix d'acquisition, ce qui réduira la plus-value imposable à la revente.

La rénovation énergétique entre-t-elle systématiquement dans les travaux d'amélioration ?

Généralement oui, dès lors qu'elle n'entraîne pas d'agrandissement de la surface habitable, ce qui lui permet aussi d'ouvrir droit au plafond majoré de 21 400 €.

Faut-il conserver les factures détaillées ?

Oui, impérativement, avec un devis suffisamment détaillé pour ventiler chaque poste entre entretien/amélioration et construction/agrandissement en cas de contrôle.

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