Micro-foncier ou régime réel : comment choisir en 2026

Pour la location nue, le choix entre micro-foncier et régime réel se pose dans les mêmes termes que pour le meublé — mais avec des seuils et un abattement différents.

Publié le 7 septembre 2026 · Sources : CGI art. 32 et 28, BOFiP RFPI · Méthodologie

Le micro-foncier : simplicité et abattement de 30 %

Applicable tant que les revenus fonciers annuels ne dépassent pas 15 000 €, le micro-foncier applique un abattement forfaitaire de 30 % censé couvrir l'ensemble des charges, sans aucune déclaration détaillée à produire.

Le régime réel : indispensable dès que les charges sont significatives

Dès que les charges réelles (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière, frais de gestion) dépassent 30 % des loyers perçus, le régime réel devient plus favorable — et permet, en prime, de générer un déficit foncier imputable sur le revenu global.

Le cas fréquent : un bien financé à crédit

Pour un bien récemment acquis à crédit, les intérêts d'emprunt dépassent quasi systématiquement 30 % des loyers les premières années : le régime réel s'impose alors presque mécaniquement, sans même attendre de gros travaux pour en tirer parti.

Questions fréquentes

Le passage au réel est-il définitif ?

L'option est engagée pour 3 ans minimum et se reconduit tacitement, avec possibilité de repasser au micro-foncier ensuite si les conditions le permettent.

Le micro-foncier permet-il de déduire les intérêts d'emprunt ?

Non, l'abattement forfaitaire de 30 % est censé couvrir l'ensemble des charges y compris les intérêts — aucune déduction distincte n'est possible sous ce régime.

Peut-on combiner micro-foncier sur un bien et réel sur un autre ?

Non, l'option pour le réel s'applique à l'ensemble des revenus fonciers du foyer, pas bien par bien.

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