CSG-CRDS sur les revenus fonciers : le taux confirmé pour 2026

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a fait bouger les taux de prélèvements sociaux — mais pas de la même façon selon que vous louez nu ou meublé.

Publié le 7 septembre 2026 · Sources : LFSS 2026, CGI art. 1600-0 C · Méthodologie

Location nue : le taux reste stable

Les revenus fonciers issus de la location nue restent taxés à 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) en 2026, sans changement par rapport aux années précédentes.

Location meublée : la hausse qui change la donne

Les revenus de location meublée (LMNP/LMP) sont désormais soumis à 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026, la CSG applicable passant de 9,2 % à 10,6 % sur cette catégorie de revenus — un écart de 1,4 point avec la location nue.

Un critère de plus dans l'arbitrage nu/meublé

À résultat imposable identique, cet écart de prélèvements sociaux penche désormais légèrement en faveur de la location nue — un paramètre à intégrer dans tout arbitrage entre les deux régimes, aux côtés de l'amortissement et de la fiscalité de sortie.

Questions fréquentes

Ce nouveau taux de 18,6 % s'applique-t-il aussi à la plus-value LMNP ?

Non, la plus-value immobilière reste taxée à 17,2 % de prélèvements sociaux quel que soit le régime, seule l'imposition des loyers meublés en cours d'activité passe à 18,6 %.

Le taux de 17,2 % sur le foncier peut-il encore évoluer ?

Rien n'exclut une évolution future par une prochaine loi de finances ou de financement de la Sécurité sociale, mais aucun changement n'est acté à ce jour pour la location nue.

Cet écart de taux justifie-t-il à lui seul de privilégier le nu ?

Non, 1,4 point reste modeste face à l'avantage de l'amortissement en meublé — c'est un paramètre parmi d'autres, pas un critère décisif isolément.

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