LFSS 2026 : ce qui change pour les bailleurs privés
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a fait bouger les taux de prélèvements sociaux applicables aux revenus locatifs — mais de façon différenciée selon le mode de location.
La mesure phare pour les bailleurs
La LFSS 2026 relève la CSG applicable aux revenus de location meublée (LMNP/LMP) de 9,2 % à 10,6 %, portant le total des prélèvements sociaux sur cette catégorie à 18,6 %, contre 17,2 % auparavant.
La location nue épargnée
Les revenus fonciers issus de la location nue restent taxés à 17,2 % de prélèvements sociaux, sans changement — un traitement différencié qui crée, pour la première fois depuis longtemps, un écart de taux notable entre les deux modes de location.
Une mesure à intégrer dans les arbitrages
Sans remettre en cause l'intérêt global de l'amortissement du LMNP, cette hausse doit désormais entrer dans le calcul de tout arbitrage entre location nue et meublée, aux côtés du niveau de charges réelles et de l'horizon de détention.
Questions fréquentes
D'autres mesures de la LFSS 2026 concernent-elles les bailleurs ?
La mesure la plus directement significative pour les bailleurs reste la hausse de CSG sur les revenus meublés ; les autres dispositions de la LFSS touchent principalement d'autres catégories de revenus et de cotisants.
Cette hausse s'applique-t-elle rétroactivement aux revenus 2025 ?
Non, elle s'applique aux revenus perçus à compter de son entrée en vigueur en 2026, sans effet rétroactif sur les revenus de l'année précédente.
Le taux de 18,6 % peut-il encore évoluer d'ici la fin de l'année ?
Toute loi de financement rectificative ultérieure pourrait théoriquement le faire évoluer, mais aucune modification n'est annoncée à ce jour au-delà du texte voté.