Déficit LMNP : comment l'imputer et le reporter
Contrairement au déficit foncier, le déficit généré en LMNP obéit à une règle stricte : aucune imputation sur le revenu global, mais un report sans limite de durée sur les revenus meublés futurs.
La règle de base
Le déficit issu de la location meublée non professionnelle — qu'il provienne de charges réelles ou d'amortissements — ne s'impute jamais sur le revenu global du foyer, salaires compris. Il ne peut réduire que les bénéfices futurs de la même activité meublée, quelle que soit sa nature.
Une distinction interne au déficit lui-même
La part de déficit hors amortissements (charges réelles) est imputable sur les revenus meublés des 10 années suivantes. La part liée aux amortissements, elle, est reportable sans aucune limite de durée — un avantage réel, puisque l'amortissement représente souvent la majeure partie du déficit constaté.
Un mécanisme à surveiller sur plusieurs biens
Si vous détenez plusieurs biens en LMNP, les résultats se globalisent : le déficit d'un bien s'impute sur le bénéfice d'un autre bien meublé la même année, avant tout report. Une bonne raison de raisonner votre stratégie fiscale à l'échelle du portefeuille plutôt que bien par bien.
Questions fréquentes
Le déficit LMNP peut-il un jour s'imputer sur le revenu global ?
Non, sauf passage au statut de loueur en meublé professionnel (LMP), où l'imputation sur le revenu global devient possible sans plafond.
Le report du déficit est-il automatique ?
Oui, il est calculé et reporté automatiquement par l'administration à partir des données déclarées chaque année sur la liasse fiscale.
Que se passe-t-il en cas de vente du bien avec un déficit reporté non utilisé ?
Le déficit reporté et non consommé est définitivement perdu à la cessation d'activité, sauf s'il peut être absorbé par le bénéfice d'un autre bien meublé détenu en parallèle.