DPE et location : le calendrier des interdictions de mise en location

Le calendrier d'interdiction des passoires thermiques à la location s'étend progressivement. Comprendre les échéances à venir permet d'anticiper plutôt que de subir.

Publié le 7 septembre 2026 · Sources : Loi Climat et Résilience n° 2021-1104 · Méthodologie

Le calendrier en vigueur

Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025. Les logements classés F le seront à leur tour à partir du 1er janvier 2028. Un logement déjà loué avant l'entrée en vigueur de l'interdiction ne peut pas voir son bail renouvelé au-delà si sa classe n'a pas évolué.

Le rôle des révisions de coefficient

Les révisions successives du coefficient de conversion de l'électricité en énergie primaire (1,9 en 2026, 1,7 prévu en 2027) reclassent mécaniquement une partie des logements tout-électriques vers une meilleure étiquette, sans travaux — un répit réel mais temporaire au regard du calendrier 2028.

Anticiper plutôt que subir

Pour un bien classé F ou G, le plafond majoré du déficit foncier (21 400 € au lieu de 10 700 €) pour les travaux de rénovation énergétique reste acquis jusqu'au 31 décembre 2027 — une fenêtre qui coïncide presque exactement avec l'échéance de l'interdiction des F, et qu'il est stratégique d'exploiter avant sa fermeture.

Questions fréquentes

Un logement F peut-il encore être loué aujourd'hui ?

Oui, l'interdiction des logements F ne prend effet qu'au 1er janvier 2028 ; seuls les logements classés G sont interdits à la location depuis 2025.

Le bail en cours d'un logement G doit-il être rompu immédiatement ?

Non, l'interdiction porte sur la mise en location ou le renouvellement d'un bail, pas sur la rupture anticipée d'un bail déjà en cours au moment de l'entrée en vigueur.

Le déficit foncier majoré suffit-il à financer une rénovation complète ?

Pas nécessairement seul, mais combiné à d'autres aides (MaPrimeRénov', CEE), il peut réduire significativement le reste à charge d'un projet de rénovation énergétique.

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