Malraux vs déficit foncier : lequel choisir sur un bien ancien

Deux dispositifs pour financer la rénovation d'un bien ancien, deux logiques fiscales très différentes : la réduction d'impôt Malraux, hors plafond des niches fiscales, ou le déficit foncier, imputable sur le revenu global mais plafonné.

Publié le 7 septembre 2026 · Sources : CGI art. 199 tervicies, BOFiP · Méthodologie

Malraux : puissant, mais très ciblé

La réduction Malraux (22 % ou 30 % du montant des travaux selon la zone) s'applique uniquement dans des secteurs sauvegardés ou des zones de protection du patrimoine bâti précisément délimitées, et n'entre pas dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000 €.

Déficit foncier : universel, mais plafonné

Le déficit foncier s'applique à tout bien loué nu, sans condition de secteur protégé, mais reste plafonné à 10 700 € (ou 21 400 € pour la rénovation énergétique) d'imputation sur le revenu global par an — un plafond que les gros travaux Malraux dépassent largement dans les secteurs éligibles.

Le critère de choix

Si le bien se situe dans une zone Malraux éligible et que le montant des travaux est important, la réduction Malraux, sans plafond de niche, l'emporte souvent nettement. Hors zone protégée, ou pour des travaux plus modestes, le déficit foncier reste la voie la plus accessible et la plus simple à mettre en œuvre.

Questions fréquentes

Peut-on cumuler Malraux et déficit foncier sur le même bien ?

Non, chaque poste de travaux relève d'un seul régime fiscal ; il faut choisir le dispositif applicable à l'opération dans son ensemble, pas panacher poste par poste.

Le Malraux est-il vraiment hors de tout plafonnement ?

Oui, contrairement au Denormandie ou aux niches fiscales classiques, le Malraux (comme les Monuments Historiques) échappe totalement au plafond global de 10 000 € par an.

Comment savoir si un bien est en zone Malraux éligible ?

Il faut vérifier le classement de la commune et de l'immeuble précis (secteur sauvegardé, site patrimonial remarquable) auprès de la mairie ou de l'Architecte des Bâtiments de France avant tout engagement.

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