Vacance locative : quelle déduction fiscale possible

Un bien vacant entre deux locataires continue de générer des charges — taxe foncière, copropriété, assurance. Ces charges restent-elles déductibles pendant cette période sans loyer ?

Publié le 7 septembre 2026 · Sources : BOFiP RFPI-BASE-20 · Méthodologie

Le principe : oui, sous conditions

Les charges supportées pendant une période de vacance locative restent déductibles des revenus fonciers ou BIC meublés, à condition que le propriétaire puisse justifier de diligences réelles pour retrouver un locataire : annonces, mandat d'agence, visites organisées.

Ce que l'administration vérifie

Une vacance trop longue sans preuve de recherche active de locataire peut être requalifiée par l'administration comme une décision délibérée de ne pas louer — auquel cas les charges de la période deviennent non déductibles, voire le bien peut sortir du champ des revenus fonciers.

Les bons réflexes

Conserver les annonces publiées, le mandat de gestion ou d'agence, les échanges avec des candidats locataires, et éviter un loyer manifestement excessif par rapport au marché qui découragerait toute location : ces éléments constituent le dossier de preuve en cas de contrôle.

Questions fréquentes

Combien de temps de vacance reste tolérable fiscalement ?

Il n'existe pas de durée légale précise : c'est la réalité et la constance des diligences de recherche de locataire qui priment, pas un délai chiffré dans la loi.

Les travaux réalisés pendant la vacance sont-ils traités différemment ?

Non, ils restent déductibles selon les règles habituelles (réparation, entretien, amélioration), que le bien soit loué ou temporairement vacant en attente de relocation.

Une vacance volontaire pour faire des travaux pose-t-elle un problème ?

Non, à condition que l'intention de relouer reste établie et que les travaux entrepris soient cohérents avec cet objectif, la vacance liée à un chantier ne remet pas en cause la déductibilité des charges.

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